In Memoriam

In memoriam

Voici une poésie à la symbolique forte, prenant pour objet le souvenir douloureux…

Il y a cette voix qui me murmure,
Que cette maladie fatale est sans cure.
Ô lointains souvenirs qui me hantent,
Ô bon bonheur comme je déchante !

Au creux de mes sombres pensées à panser,
Le passé n’a pas cessé de passer.
Les images d’antan chantant avec ardeur,
Ravivent mon agonie et nourrissent ma douleur.

La mine laminée l’âme lamentable,
Mon sourire arraché tel un déchet ineffable.
Les larmes de mon malheur,
Erodent la pierre de mon cœur.

Jadis il y avait là une prairie chatoyante,
Une douce mélodie enchanteresse et apaisante.
Désormais point de rose n’y fleurirait,
Seul le morose ose, A jamais…

L’hier entrave mes lendemains,
Ce maudit chaos semble sans fin.
Oubli m’aurais-tu donc oublié ?
De ce fardeau je souhaite être gracié.

Le temps nous dépasse, l’on trépasse.

Le temps passe, rien ne s’efface.
La mémoire trompe, rien ne s’estompe.
Les souvenirs jamais ne rompent…

Plus dure sera la chute

Papillon Icare plus dure sera la chute
L'Icare (Polyommatus Icarus) Femelle

Image choisie en référence au mythe d’Icare

Alors que mon paisible rêve fait naufrage,

Emporté par l’océan vers d’autres rivages,

Mon cœur en pleure s’écœure et meurt dans sa cage,

Impuissant, agonisant, souffrant fou de rage…

 

Refuser d’accepter la simple vérité,

C’est se faire con, damné, c’est se condamner,

A perpétuellement dans l’ombre errer…

Dans l’illusion et l’ire de sa cruauté…

 

L’espoir blesse, il se laisse ou laisse poire,

Croyance chancelle, danse-t-elle sans croire ?

Le doute surgit, tiens, la voilà prête à choir !

Miroir, miroir, pourquoi me refléter si noir ?

Abominable Douleur

Coeur percée

Sans doute la première poésie significative de mon oeuvre 

Ô que ce silence n’est point doux,
Il est ton amour qui s’épuise,
Ta distance qui me méprise,
C’est ce que je perçois entre nous.

Un immense vide tel un gouffre,
Et chaque matin j’en ai mal au cœur,
Chaque jour qui s’écoule j’en pleure,
Toutes les nuits j’en souffre…

Quel est cet orage qui s’élève dans le ciel obscur ?
Rien de plus que la douleur d’un amour qui à tort perdure.
Un amour qui s’étend juste au-delà du firmament,
Mais dont la réciprocité s’en est allé dans le vent…

Quel sentiment de désespoir,
Que celui de ne plus t’avoir,
Un cœur – un poignard,
Tout meurt – tout part…

… Sauf cette abominable douleur.

Quand est-ce?

Quand est-ce?

Une oeuvre sur le vécu de la dépression…

Quand est-ce ?
La dernière fois où je me suis senti heureux.
La dernière fois où nous étions deux.
 Quand est-ce ?
La dernière étincelle dans mes yeux.
La dernière flamme, mon dernier feu.


Quand est-ce ?

La dernière fois où je me suis senti entier.
La dernière fois que l’on m’a aimé.
Quand est-ce ?
La dernière fois où j’ai rêvé sans peur de me réveiller,
Le dernier doux moment de félicité.

Quand est-ce ?
La dernière fois non pris de solitude.
Le dernier moment de plénitude.
Quand est-ce ?
Le dernier geste de gratitude.
La fin de cette masse de lassitude…

Que se passe-t-il ?
Vous êtes là mais je ne vous vois.
Je ne vous sens mais vous êtes là.
Que se passe-t-il ?
Je ne puis m’émerveiller à vos côtés.
Mon âme triture un cœur tourmenté.

Tout est rien.
Le silence lointain s’est emparé de mon destin.
Il y a ce fléau d’abandon et ce cruel chagrin.
Tout est rien qui finit vain.

Il fait si froid, tout est si sombre.
Fraîchement devenu décombre,
J’erre dans l’abîme telle une ombre,
Désemparé à en compter sans nombre.

Vis-je encore ?

Cœur de peur, froide heure

Coeur de peur, Froide heure

Après le feu, la glace, pour ce qui a failli être un sonnet…

Il fait si froid dans mon cœur,

Tellement plus qu’à l’extérieur,

J’entends un grelot dans mes veines,

Son son fait écho à ma peine.

Comme mes mots s’estompent,

Mes maux me trompent,

Ce froid effroyable me broie,

Dans ses mâchoires j’aboie…

Le claquement de mes dents,

Résonnant dans le vent,

Et les éclats de mon cœur,

S’envolant dans le temps.

Il fait si froid dans mon cœur,
Tellement que j’en ai peur…

L’amour est un brasier

Brasier

Pour troisième poésie, voilà un thème qui risque de devenir récurrent : L’Amour!

Jadis je t’ai aimé.
Tendrement, tu m’as ensorcelé.
Mais l’amour est un brasier…

Jadis je t’ai aimé.
De mille feux, cet amour a brillé.
Mais l’amour est un brasier…

Feu l’amour m’a embrassé.
Son ardeur côtoyée,
Mon âme a consumée.
L’amour est un brasier.

Il n’est plus cruel tourment,
Que cette ignorance des ans,
Que ce chant d’agonie persistant,
Que cette brûlure d’amour incandescent.

Que reste-t-il de moi ?
Sinon la véhémence de ma démence…
Que reste-t-il de moi ?
Sinon des braises qui pensent…

Maudites dans leur noirceur,
Elles sont la ruine de mon cœur.
Ruinées de ce brasier,
Elles sont mon sort de condamné.

L’amour est un brasier,
En ses flammes il m’a happé.
L’amour est un brasier,
Et la mort… un doux baiser.

Patience

Patience

« La patience n’est pas simplement la capacité d’attendre – c’est la manière de se comporter lorsque nous attendons ». Joyce Meyer

Ô temps, je te dédis ces journées inutiles,
Autant que je te dédis ces froides nuits futiles !
Je n’ai que faire de ces si faux moments,
Mon cœur est à la dérive dans ce tourment…


Ô temps, je suis las de cet ignoble supplice,
De Tantale, l’on me ravi mille délices !
Tant mon esprit épris est pris ailleurs d’ailleurs,
De ce que mon âme désire avec ardeur…


Ô combien tenté, j’erre et j’attends à terre,
Engourdi, le regard projeté dans les airs,
A l’orée de ces clairières ténébreuses,
Vers cette lointaine lisière lumineuse…


La hâte est un sentiment obsessif qui châtre,
Pour recoller mon cœur éparpillé en quatre :
Folie invasive, furie impulsive,
Persuasive volonté non élusive…


La potence pour abréger mes souffrances,
La potence pour clore cette maudite phase,
Le point pour conclure cette maudite phrase.
La patience pour endurer cette latence,
Par magie transformer cette stase en extase…