Dysharmonie Temporelle

Dysharmonie temporelle

Pour premier sang, voilà une poésie sur le Temps. De la société moderne; un fléau, cette poésie se consacre à ses maux…

L’outrecuidance du temps qui passe,
Qui outrepasse sa propre guidance,
Qui t’efface avec insolence, 
Me gèle le sang – les os me glace.

 

Il est joie éphémère,
Et père de foi navrante,
Éternellement délétère, 
Agonie désopilante.

 

Il a la candeur d’hier, 
L’amertume de dorénavant,
Écho de l’inique présent,  
Il n’est qu’écliptique chimère.

 

Il est don empoisonné,
Éclat d’avenir sucré, 
Tel un miroir qui se fend,
Une malédiction des ans.

 

A l’aube de la félicité,
Par une nuit claire sonnera,

Le doux glas du dur trépas : 
Sacrée impiété empiétée.

 

Vaine veine vénéneuse,
Aux totaux toxiques.
Verveine fantaisiste,
Injection douteuse.

 

Un soyeux rideau d’étoiles,
Pour clore cette piscine cosmique,
L’heure du dernier feu féérique,
Illuminant une dernière toile…