Patience

Patience

« La patience n’est pas simplement la capacité d’attendre – c’est la manière de se comporter lorsque nous attendons ». Joyce Meyer

Ô temps, je te dédis ces journées inutiles,
Autant que je te dédis ces froides nuits futiles !
Je n’ai que faire de ces si faux moments,
Mon cœur est à la dérive dans ce tourment…


Ô temps, je suis las de cet ignoble supplice,
De Tantale, l’on me ravi mille délices !
Tant mon esprit épris est pris ailleurs d’ailleurs,
De ce que mon âme désire avec ardeur…


Ô combien tenté, j’erre et j’attends à terre,
Engourdi, le regard projeté dans les airs,
A l’orée de ces clairières ténébreuses,
Vers cette lointaine lisière lumineuse…


La hâte est un sentiment obsessif qui châtre,
Pour recoller mon cœur éparpillé en quatre :
Folie invasive, furie impulsive,
Persuasive volonté non élusive…


La potence pour abréger mes souffrances,
La potence pour clore cette maudite phase,
Le point pour conclure cette maudite phrase.
La patience pour endurer cette latence,
Par magie transformer cette stase en extase…

Dysharmonie Temporelle

Dysharmonie temporelle

Pour premier sang, voilà une poésie sur le Temps. De la société moderne; un fléau, cette poésie se consacre à ses maux…

L’outrecuidance du temps qui passe,
Qui outrepasse sa propre guidance,
Qui t’efface avec insolence, 
Me gèle le sang – les os me glace.

 

Il est joie éphémère,
Et père de foi navrante,
Éternellement délétère, 
Agonie désopilante.

 

Il a la candeur d’hier, 
L’amertume de dorénavant,
Écho de l’inique présent,  
Il n’est qu’écliptique chimère.

 

Il est don empoisonné,
Éclat d’avenir sucré, 
Tel un miroir qui se fend,
Une malédiction des ans.

 

A l’aube de la félicité,
Par une nuit claire sonnera,

Le doux glas du dur trépas : 
Sacrée impiété empiétée.

 

Vaine veine vénéneuse,
Aux totaux toxiques.
Verveine fantaisiste,
Injection douteuse.

 

Un soyeux rideau d’étoiles,
Pour clore cette piscine cosmique,
L’heure du dernier feu féérique,
Illuminant une dernière toile…